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RNT : La CNRA demande le financement pour garantir l’accès des radios associatives ?


RNT : La CNRA demande le financement pour garantir l’accès des radios associatives ?

publié le vendredi 1er juin 2012 - Communiqué du CNRA

Une délégation de la CNRA constituée de son Président et du Vice-Président délégué aux relations avec le CSA a été reçu le 29 mai par M. Roland HUSSON, directeur-adjoint à la DGMIC et Antoine GANNE, chef du bureau des médias privés, de la production et de la Publicité à la DGMIC. Au cœur des échanges, le lancement de la RNT programmée par le CSA dans les mois à venir...

La CNRA a rappelé son attachement à la RNT et son opposition à l’IP comme unique mode de numérisation de la radio.

Elle a insisté sur le fait que les radios associatives ont toute légitimité a pouvoir remplir, en numérique, le service de communication sociale de proximité qu’elles développent actuellement sur leur zone de service en FM analogique.

Alors que le CSA vient de lancer sa première consultation publique sur l’Alsace, il interroge les opérateurs et les organisations représentatives sur les perspectives économiques liées au marché publicitaire mais il omet d’évoquer la question de la viabilité économique des radios associatives.

Ces appels à candidatures sont lancés alors même qu’aucun financement public n’a été obtenu pour la diffusion des Radios Associatives sur la RNT (radios existantes et projets nouveaux).

La loi impose au CSA d’étudier la viabilité des projets associatifs ou commerciaux. Comment pourra-t-il rendre une décision sans connaître les modalités financières que l’Etat devra mettre en œuvre ?

Les collectivités locales pourront-elles accompagner davantage de radios que celles déjà soutenues actuellement (Aides de communes, Communautés des communes, Départements, Régions, etc..) ?

Maintiendront-elles leurs financements aux acteurs historiques avec l’arrivée de nouveaux opérateurs sur la RNT ?

En imaginant que le calendrier annoncé par le CSA soit maintenu, la création des nouveaux services associatifs éligibles au FSER (installation, équipement, fonctionnement) et la prise en charge des coûts de diffusion en numérique pour les radios associatives actuelles nécessitent qu’en 2015, le FSER passe de 29 millions à 55 millions d’euros !

Cette simulation intègre la création de 200 radios associatives nouvelles émettant exclusivement sur les bandes numériques.

Ces nouvelles dépenses devront être intégrées au projet de loi de finances 2013 prochainement débattu.

Pour limiter cet impact, la CNRA propose que les services de l’Etat envisage d’imposer aux diffuseurs la mise en œuvre d’une "tarification sociale" spécifique pour les radios associatives.

La CNRA tient aussi a rappeler son attachement a la diffusion en FM analogique, technologie peu coûteuse dont les radios ont la maîtrise propre.

La CNRA s’oppose à tout calendrier lié à l’extinction de la FM analogique.