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Le Fonds de soutien à l'expression radiophonique fragilisé


Le fonds de soutien était un élément important de la loi sur la communication, et c'était une originalité de la France, dont on pouvait être fier, puisque c'est grâce à lui que cinq cents radios associatives pouvaient survivre. Evidemment, il était insuffisant pour permettre de remplir toutes les missions de ces stations. Mais, au lieu de l'améliorer, depuis une dizaine d'années, les gouvernements successifs ne cessent de dégrader son organisation et son fonctionnement. En 2001, on a abandonné le système de la taxe parafiscale, au nom du diktat européen. Le gouvernement de l'époque a mis en place un Compte d'affectation spéciale (CAS) pour rester au plus proche du fonctionnement antérieur.

Madame Albanel, actuelle ministre de la Culture et de la Communication, vient de supprimer ce CAS et le fonds sera alimenté par une simple subvention votée annuellement par le parlement. Cette année il reste pratiquement stable, alors que les radios sont confrontées au passage au numérique... Une partie des aides n'ont pas encore été payées, elles le seront probablement au début 2009. Mais rien n'est acquis en ce qui concerne l'aide sélective. Les subventions devaient être calculées en fonction des sommes restant en fin d'exercice dans le CAS. Avec les aléas actuels et la baisse et plus tard la disparition de la publicité sur le service public, on imagine que le reliquat va avoisiner le zéro.

C'est donc une période de grandes difficultés pour le Fser, qui est plus fragile que jamais, puisqu'il suffit d'une mauvaise humeur de la majorité parlementaire pour qu'il soit réduit à néant.
Source: Infonet, Nov. 2008.