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EPRA : une nouvelle vie après la mort!


Lors de l'assemblée générale extraordinaire du 11 décembre 2013, contre l'avis unanime des radios adhérentes, les représentants du gouvernement de Jean-Marc AYRAULT, majoritaires, ont décidé la liquidation du GIP/EPRA et nommé un liquidateur à cette fin.

Ainsi le gouvernement a osé prendre cette décision inadmissible de liquider l'EPRA, cet outil indispensable aux radios, crée il y a plus de vingt ans sous l'égide du gouvernement de Pierre BEREGOVOY.

Face à cette décision nous avons rappelé, au cours de cette assemblée générale extraordinaire, que l'EPRA est l'outil des radios et doit le demeurer après la liquidation du GIP. Ceci en application de l'article 24 de la convention du GIP/EPRA qui stipule « En cas de dissolution volontaire, statutaire ou prononcée par l’autorité administrative, les biens du groupement sont dévolus par décision de l’assemblée générale à des personnes morales poursuivant des objectifs similaires. Cette décision est soumise à l’approbation du ministre délégué à la ville et du budget »

Aussi, nous avons annoncé notre projet légitime (comme l'a reconnu le nouveau Président du GIP) de nous constituer en personne morale, sous forme associative, regroupant les radios et les auteurs, avec pour objectifs et activités :
la gestion des archives de l'EPRA (+ de 10 000 h d'émissions) et des droits d'auteurs.
la reprise de tous les outils de l'EPRA et sa plate-forme collaborative.
la poursuite et le développement des activités de production et d'échanges de programmes entre les radios.

Depuis l'AGE, nous avons constitué un groupe qui travaille à la création et la déclaration, très prochaine, de cette association qui nous permettra légalement de prétendre à la reprise et la poursuite de l'EPRA par les radios et les auteurs.

Toutes les radios et les auteurs, qui depuis 1993, ont participé à cet outil formidable, seront informés et sollicités dans les prochains jours afin d'adhérer à cette association, la développer, pour qu'ensemble, nous parvenions à faire vivre l'EPRA malgré la mort du GIP.

Le Secrétariat Général du Comité interministériel à la Ville a convoqué pour le jeudi 23 janvier 2014, une réunion d'un groupe "informel" de réflexion en vue d'échanger sur la valorisation des acquis de l'EPRA.

Nous avons fait part de notre désaccord concernant les invitations sélectives à participer à cette réunion, qui ne se sont limitées qu'à quelques représentants des radios au CA du GIP. Ceci contrairement à ce qui avait été annoncé concernant la constitution de ce groupe informel.

Nous avons demandé en vain que cette réunion soit ouverte aux radios mobilisées dans la défense de l'EPRA et notre projet de reprise de ses outils et activités.

Mais Si le SGCIV ne veut plus de l'EPRA, il souhaite néanmoins récupérer nos productions. L'acquisition du fond d'archives de l'EPRA devient un enjeu socio-politique pour le ministère de la ville, qui engage une nouvelle politique pour la mémoire des quartiers populaires.

Un nouveau bras de fer s'engage, mais cette fois il n'est pas sûr que l'État soit légitime pour s'approprier ce qui est, pour l'heure, et doit le rester, la propriété des auteurs et des radios.

Aussi, invités ou non, nous tous, signataires de ce présent texte, solidairement, n'avons pas participé à cette réunion.
Nous avons choisi d'être constructifs et efficaces, en consacrant notre temps à constituer notre association afin de négocier, avec le liquidateur et les Ministères concernés, la reprise de l'EPRA.

Ensemble nous devons y parvenir !
L'EPRA doit demeurer l'outil des radios!

Gilbert Andruccioli, Agora Côte d’Azur

Farid Boulacel, News FM

Hervé Dujardin, Radio Scarp Sensée

Jean-Claude Guillou, Alternative FM

Luc Magrina, Radio Radio