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Baisse nationale de l'audience de la radio en France : signal d'alarme ou inquiétude durable ?

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Selon Médiamétrie, plus de 250 000 auditeurs en moins derrière leurs postes de radio entre le premier trimestre 2012 et le premier trimestre 2013. Où sont-ils passés ?

Baisse nationale de l'audience de la radio en France : signal d'alarme ou inquiétude durable ?
Suite à la récente parution des résultats du 126 000 de Médiamétrie sur le premier trimestre 2013, si aucun grand groupe national de radio n'a manqué de communiquer sur ses excellents résultats, tranche horaire par tranche horaire, force est de constater que personne n'a souligné la principale information résultant de cette étude : -250 000 auditeurs par rapport à la même période en 2012.

En revanche, dans ce contexte, le SNRL se satisfait du maintien de l'audience globale de la radiodiffusion associative en France. La radiodiffusion de proximité continue d'attirer les auditeurs intéressés par ce qui se passe près de chez eux. C'est l'autre enseignement à tirer de ces derniers résultats : le besoin de proximité. La forte progression notamment des locales de Radio France en est un belle démonstration.

Où sont passés les 250 000 auditeurs manquants ?
Le SNRL alerte régulièrement les pouvoirs publics, depuis plusieurs années, sur l'extrème nécessité qu'il y a désormais à moderniser le média radio, dernier média en France à ne pas avoir pu finaliser sa révolution numérique.

Le SNRL appelle donc le Gouvernement à une prise de position rapide et claire en faveur du déploiement de la Radio Numérique Terrestre (RNT) en France. Il devient aujourd'hui urgent d'offrir de nouvelles perspectives aux auditeurs, une offre gratuite de radios, renouvelée et diversifiée, sur des territoires mieux déservis que ne le permet la bande FM.

La saturation programmée de la bande FM induit inévitablement une sclérose de l'offre et de la dynamique des éditeurs aux dépends de l'intérêt des auditeurs.

Quelles garanties pour les éditeurs ET pour les auditeurs ?
Le SNRL rappelle que le secteur de la radiodiffusion emploie directement plus de 10 000 salariés, dont près de 3 000 dans les radios locales associatives, en France. Cette baisse globale de l'audience est un signal sérieux. Les conséquences d'une position attentiste sur la question de la RNT vont rapidement devenir importantes dans un secteur qui reste jusque-là à peu près épargné par la crise.

Le projet de Fleur Pellerin, a priori soutenu par Bercy et les FAI (Fournisseurs d'Accès à Internet), de taxer la bande passante consommée (source Numerama ) est un nouvel élément nous permettant de confirmer une chose : si l'écoute de la radio via les réseaux IP ou GSM est une voie complémentaire utile au développement et à la modernisation de notre média, elle ne doit surtout pas se substituer à une diffusion hertzienne gratuite et accessible à tous, quelque-soit la durée d'écoute de la radio et donc la bande-passante consommée.

Nous refusons que la bande passante assortie de taxes supplémentaires soit payée par les éditeurs et les auditeurs.